Serpentant dans la sente, baignée de soleil,
Je sens quelques fleurs, d'un goût de miel.
Buddléia sauvage, arbre aux papillons,
Des insectes voletants, des bourdons.
Je monte vers le ciel, plus je monte plus je me rapproche,
Comment faire pour l'atteindre ? Il faudra que je m'accroche.
Je caracole comme une chèvre de montagne,
dans ce chemin caillouteux, les roches roulent avec hargne.
Petit torrent toi tu ne m'oublieras jamais,
Je plonge mes mains dans ton eau et je ressens les bienfaits,
Rû plus que torrent d'eau pure,
De cet air qui embaume, où la vie des animaux perdure.
Je me pose près d'un rocher où l'eau jaillit,
Tel un petit jayser, que le torrent ne tarit.
Un cri de marmotte, un sifflement strident
Elle prévient ses amis du danger, présent.
Je ne me suis pas aperçue que j'avais sommeillé,
Ma tête sur la mousse comme oreiller,
Le chant de l'eau pour berceuse,
Je suis bien dans la montagne heureuse.
A portée de main, la gentiane bleue,
Je suis si près de ce ciel mais y aller je ne peux.
La vie calme, la nature, j'y suis attirée comme un aimant.
Je redescends lentement vers le village, au soleil tombant.
Magnifique panorama, au soleil couchant,
Rayons venant du ciel à son firmament...